« UN PORTRAIT CONTÉ DE MARGUERITE PORETE
« Le 1e juin 1310, Marguerite Porete, condamnée pour hérésie par le tribunal de l’Inquisition, a été brûlée vive en place de grève, à Paris, avec son livre Le Miroir des âmes simples et anéanties.
Béguine à Valenciennes, elle avait refusé de prêter un serment de loyauté à l’instruction de son procès, et refusa par la suite de recevoir l’absolution, considérant qu’elle n’avait commis aucune faute.
Pati en flammes, Le Miroir continua à être recopié, et il circula par toute l’Europe pendant deux siècles, avant de tomber dans l’oubli.
Au milieu du XXe siècle, une historienne italienne, Romana Guarneri, en retrouva une dizaine de manuscrits traduits en plusieurs langues et, les comparant aux minutes du procès de Marguerite Porete, pu attribuer le Miroir à son auteur.
Dans les années 1980-1990, deux hommes de prières et de littérature, Max Huot de Longchamp et Claude-Louis Combert, entreprirent parallèlement, et sans se concerter, de traduire l’ouvrage du vieux français.
Renaissait de ses cendres une femme du XIIIe siècle qui avait exprimé, avec ses mots à elle d’une grande profondeur spirituelle, un vécu très proche de ce que nous nommons aujourd’hui l’intelligence-du-cœur, le lâcher-prise ou le lâche-le-mental. »
Extrait du livre de Charlotte Jousseaume : Et le miroir brûla
Portrait conté de Marguerite Porete Ed. Cerf
Un livre fascinant tant par la fluidité du style que par la profondeur de la réflexion
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